Lieux habités (Arnac)

L’AGE.
Dépendait de la seigneurie de La Salle d’Arnac.
1 m. en 1745
1 m, 4 h. 1901.
L’Agebraud, 1658 ;
L’Aage Beraut, 1676 ;
Lage Breau, 1755.
François Guillemet, que nous trouvons successivement qualifié de paveur, maître paveur, conducteur des ponts et chaussées du roi, est dit, en 1766, seigneur de Lagebrault.
Le moulin, qui était au bas de l’étang de La Salle, portait aussi le nom de moulin de L’Agebraud.

L’AGE BANNE.
1m, 1 h.

L’AGE DU LAC.
3 m, 16 h.
Les habitants de ce village., qui était en Poitou, étaient astreignables au moulin de La Salesse.
En 1439, le lieu de Lage deu Lac, avec toutes ses appar­tenances, prés, landes, terres, champs, vergers, bois, dîmes et les hommes taillables et corvéables appartient au seigneur de Tache. L’Aige du Lac, 1598 ; en 1759, François Delavaud, notaire et chirurgien, se dit seigneur de Laage du Lat.

LA BEDOUCHE.
1 m, 11 h.
Etait comprise dans le Poitou : 1466  le mas de La Bedouche. Claude Gaucher, seigneur de la Bedouche, 1710-1725 ; Léonard Gaucher, seigneur de la Bedouche, 1731-1734.

BELAIR.
1m, 6 h.
S’est transporté sur la route de La Souterraine ; les maisons de l’ancien Belair, qui se trou­vaient à l’Ouest de la route, sont à présent inhabitées. En 1745, il n’y a qu’une métairie à 2 vaches.

LA BETOULE ou LES FOSSES.
Ne paraît plus habitée. Nommée La Betoule dans le terrier de 1745 ; il y avait alors 10 maisons, dont 6 inhabitées; A côté se trouvent mention­nées des terres appelées Les Fosses, 1771.

LE BOBY.
Village disparu ; devait se trouver près du pont qui porte encore ce nom. il est mentionné en 1540-1669.

LE BOIS DE SECHAULT
Village cité en 1714 et 1734.

LES BORDES.
1 m, 10 h.
Moulin mentionné en 1669.
D’après le terrier de 1745, ce moulin est à une meule à seigle avec instrument à huile ; il est affermé 150 l. par an. L’étang des Bordes, qui avait 40 s., a été desséché au XIXe siècle. Gabriel Prevost, seigneur des Bordes, 1598 ; Jacques Marcoul, seigneur des Bordes, 1746.

LE BOST.
3 m. 1745.
12 m, 35 h.
Construit sur un mamelon ; de l’autre côté de la route se trouve une émi­nence cotée 288 m. qui est parsemée de blocs erratiques de granit à gros grains très appréciés par les tailleurs de pierres qui les exploitent.
Cette éminence était autrefois couronnée par un dolmen appelé la Pierre Virdouaire ou Vironaise qui se voyait de fort loin. Un peu plus à l’Ouest., sur le penchant, existait un autre dolmen plus petit et connu sous le nom de Four des Fées. Tous deux avaient été classés monuments historiques il y a une cinquantaine d’années, ce qui ne les a pas mis à l’abri du vandalisme : vers 1865, des tailleurs de pierres les débitèrent et les fragments servirent à construire le cou­vent d’Arnac.
Le piédestal de la Pierre Virdouaire existe encore. La table de ce dolmen était de forme ronde ; elle avait environ 2,40 mètre de diamètre. La table du Four des Fées était soutenue par deux pierres.
On montre encore sur cette éminence deux autres pierres : l’une, qui est plutôt un amoncellement de rochers, est appelée le “ Château ”, l’autre, qui est fourchue, est connue sous le nom de “ Pierre Fourchue ” ou “ Pierre du Bonheur ”, car les filles qui passent au travers se marient dans l’année.
Le Bost Arnazois dépendait de Mondon.
On trouve Charles Delavaud, seigneur du Bost, 1679-1727
François Delavaud, notaire, seigneur du Bost, 1725 ;
Pierre Delavaud, seigneur du Bost, 1733.

LE BRANLE.
4 m. en 1745 ;
4 m, 31 h.
Vill. situé sur le chemin de la Poste, appartenait au XVIIe siècle à la famille Marcoul : Antoine Marcoul, seigneur du Branle, 1673-1687 ; J.-B. Marcoul, 1743 ; Hyacinthe Marcoul, 1744 ; Pierre Gau­cheraud, gendarme dans la 1ère  compagnie de Berry, 1758- 1779.
La dîme du Branle dépendait de la seigneurie de Martinet.

LES BROSSES CHANTAUD.
2 m. en 1745
2 m. 21 h.
Le 17 mai 1554, Jean Aufaure reconnaît tenir de R.P. en Dieu Guillaume Barthon, évêque de Lectoure et prévôt de
La Souterraine, à cause de ce dernier bénéfice, le lieu et village des Brosses Chantaud, au devoir de 3 quartes de seigle (H505412).
La dîme était levée par le seigneur de Martinet.
On trouve les formes suivantes
las Broussas Chantaud, 1555;
les Brosses Aufaure, 1626-1713;
les Brosses de Mont­magner, 1702.
Dans le partage de la succession de Julien Marcoul, les Brosses furent attribués à ses petits enfants, fils d’Antoine Marcoul, Jean Marcoul, seigneur des Brosses, syndic perpétuel de la paroisse d’Arnac, vivait en 1687-1708.
Jacques Marcoul (1713-1746) épousa Anne Busson de l’Age et Anne Gaucheraud, d’où Joseph-lsraël Marcoul des Brosses (1742 †1780), marié en 1768 à Magdeleine Delavaud; leur fille, Anne Marcoul des Brosses, épousa, en 1790, Pierre Poujaud du Villard, notaire, qui en 1806 propagea dans la contrée le mouton mérinos; il fut aussi un des introduc­teurs de la pomme de terre. Les Brosses, une des plus riantes propriétés du pays par ses frais ombrages et ses eaux abon­dantes, sont actuellement possédées par madame Emile Gravier, née Poujaud, arrière petit-fille du précédent.
Il existe aux Brosses une grande plaque de cheminée por­tant au centre un écusson ovale soutenu par des palmes et meublé des armes des Montmorency-Laval, barons d’Arnac. Au-dessus, dans un demi-cercle, est figuré un soleil; plus haut, se trouve une couronne de marquis.

LES BROSSES PEBROT.
16 m. (dont 6 masures) en 1745;
14 m, 70 h.
Les Brosses Perraud, 1554;
Les Brousses de Bouby, 1555;
Les Brosses Parreau, 1669;
Pierre Delavaud, seigneur des Brosses-Perraud, 1762.
La dîme du lieu appartenait à Martinet.
M. de Beaufort a donné, pl. V, fig. 5, le plan d’un souterrain-refuge important découvert dans ce village vers 1815.
Au-dessous des Brosses-Perrot, le terrier signale un étang de 20 perches et un moulin en ruines près le chemin de la Poste.

LA CARRIERE.
8 m., 31 h.
Village sur la route natio­nale appelé aussi Montmagner.

CHABRANNE.
3 m. en 1745;
6 m., 27 h.
Le 8 mai 1693, les habitants reconnaissent qu’ils sont entièrement dans la mouvance du commandeur de Morterolles et que tous ceux qui y tiennent feu vif sont banniers à son moulin qui était sur la paroisse de Vareilles (H. 452).
1649, Pierre Pignet, seigneur de Chabranne, teinturier; 1641†1703, François Pigné, seigneur de Chabranne; 1707-1711, Léonard Pigné, chirurgien. En 1744, au comte de Laval.

CHAMPBLANC.
3 m. en 1745;
6 m, 33 h.

CHAMPLONG.
11 m. en 1745;
19 m, 63 h.
Le commandeur de Morterolles y possédait des droits en 1555 (H. 462). En 1790, le curé d’Arnac constate que ce village est, suivant les uns, de La Souterraine, suivant les autres, d’Arnac; 1675-1703, Léonard Salleton, seigneur de Champlong.

CHAMPOTANT.
1 m. en 1745;
2 m. 13 h.
Le 25 juillet 1495, Jean Pot, seigneur de Martinet, baille à rente à Etienne Clémenson, l’héritage de Champ Potant avec permission d’y bâtir. C’est sans doute l’origine de ce hameau.
Seigneurs: Louis Delavaud, notaire, 1763; Joseph Delavaud de Champotant, bourgeois du Dorat, 1759-1772.

LES CHAMPS.
2 m., 9 h.
Se trouvait en Poitou, mentionné en 1449.
Le village des Champs devait à Mondon deux ratz d’avoine valant 4 bx. 1687, Léonard de la Gorsse, seigneur des Champs.

CHANTEMERLE.
6 m. en 1745;
2 m., 14 h.
Le Petit Chantemerle mentionné en 1669.

LE CHATELAT
Doit son nom à une motte féodale aujourd’hui détruite. Elle était haute de 5m avec 90m de circonférence.
Il n’y avait en 1745 que deux maisons couvertes en paille; même nombre en 1901 avec 15 h.
Suivant déclaration du 14 novembre 1555, le village du Chastellardz est dans la censive du commandeur de Morterolles (H. 462). Le Chastellart est habité en 1495.
Seigneurs: sire Léonard Nicaud, 1644; André Nicaud, 1677 †1707; Jean Nicaud, 1711 †1750.

CHEZ NICAUD
Etait compris dans la sénéchaussée de Montmorillon;
9 m, 41 h.
Chez Nicaud, 1670.

CHEZ FOUGERE.
5 m, 21h.
Chez Faugère, 1745,
6 m.

CHEZ LAPOINTE.
3 m, 17 h.
Ne figure pas dans le terrier.

LE CHIRON.
19 m. en 1745;
27 m., 108 h.
On y trouve une tuilerie en 1696-1699.
La seigneurie appartenait au XVIIe siècle à Suzanne du Vignaud, veuve Guillaume Sornin, seigneur de Milliacq; sa fille, Julie Sornin, mariée en 1675 à Léonard Laurent, conseiller du roi à Montmorillon, donne bail en 1705 le lieu du Chiroux, qui en 1759 appartenait encore aux Laurent de la Besge; Le Chiroux, 1693.

COMMERGNAC.
5 m, 72 h. en 1745
22 m. toutes couvertes en paille ; à cette époque petit étang.
Coulxmaignac, 1555 ;
Coulxmargnat, 1645 (Le mot coulx indique un terrain en friche.)
Le 13 mai 1645, les habitants de Commergnac et de Puy­mornet reconnaissent qu’ils sont “hommes couchants et levants rosturièrement du seigneur de Lubignac, sujets à aller mouldre leurs grains à son moulin banal, comme seigneur direct, féodal et foncier dud. Village ”. Ils lui doivent un bian pour aller chercher du vin avec 4 bœufs et charrette en Berri, un bian à faucher, un bian à bescher et un bian à charroyer toutes les semaines (M.N.).
Seigneurs Mathurin Mondelet, diacre, 1725 ; Joachim Vallet, 1778.

LA CROIX DE CHABRANNE
Se trouvait à l’angle du grand chemin de Lussac à La Souterraine et du chemin d’Arnac à Chabranne ; habitée en 1700 ; en 1745, l’unique maison est dite inhabitée et le jardin en friche. Lieu disparu.

LE DRELET.
1m., 12 h.
Lieu de création moderne (XIXe s.). Des champs portant ce nom figurent dans le terrier comme dépendances du lieu de Loute.

L’ECLUSE.
20 m, 68 h.
Faisait partie de la Terre-aux-Feuilles. Le 4 août 1605, François Chardeboeuf et Jeanne Pot, sa femme, vendent à Jean Busson, seigneur de Laige, md de La Souterraine, le fief de Lescluze relevant de Lavau­pot, moyennant 150 l. Ils conservent le droit de guet sur ce village. (9400).

L’ETANG-CARTERON
Aussi nommé le Bois-Carteron ou Chez-Faisant.
2 m., 12 h.
Origine récente, doit son nom à Jacques-Noël Carteron, subdélégué de l’intendant à La Souterraine en 1777 qui possédait Rufasson.

FLAYOUX.
Moulin détruit depuis longtemps ; en 1745, il était abandonné ainsi que la maison située à côté ; ce moulin, qui fonctionnait encore en 1729, joignait aux com­munaux du Bost et du Chiron. Au XVIIIe siècle, il appartenait aux Bléreau de Grassevaud ; Moulin de Flaioulx., 1653.

FONTPUIS.
1 m. en 1745 ;
2m., 10 h.
Claude Dela­coste, seigneur de Fontpuis, 1696-1702.

FRESSANGES.
1 m, 13 h.
Mentionné en 1449, était dans la censive de Piégut et faisait partie du Poitou ; appar­tenait, en 1734, au comte de Laval.

LE GAUTIER.
1 m. en 1745;
1m, 10h. 1645,
le Gaulthier.

LA GORCE.
4 m, en 1745 ;
3 m., 26 h.
La Gorsse, 1508.
Mathieu Ytier, Seigneur de la Gorsse, 1744.

LA GRANDE-PIECE.
2 m, 5 h.

L’HERITIERE.
4m, 19h.
Etait comprise dans la Terre-aux-Feuilles. Monsieur de Beaufort y a signalé un dolmen renversé.

LA JARISSADE
Lieu disparu près de Puychenin ; la légende y fait naître Sixte-Quint *.

* Depuis la publication du chapitre où nous avons exposé l‘état de cette question, Monsieur de Lépinay a donné dans le Bull. de la Soc. arch. de la Corrèze (1905) une notice intitulée : Le pape Sixte-Quint serait-il d’origine Limousine ?

Il a simplement reproduit la première édition de l’abbé Védrine et l’a fait suivre de quelques commentaires.
Voici les nouveaux arguments introduits par Monsieur de Lépinay :
1° Le nom de Peretti , n’est pas un nom d’origine dalmate ;
2° Le pape a pris, suivant la coutume française, des armes parlantes, 3 poires. Or, en patois d’Arnac, « poire » se dit pére et « poirier » péret ; en Dalmati on dit krouchka ;
3° Le caractère de Sixte-Quint permet de supposer qu’il n’hésita pas à modifier les actes de baptême et à prendre le nom de Montalte.
On peut objecter que la Dalmatie a été un pays tour à tour occupé par les Romains, les Grecs, les Croates et les Vénitiens ; qu’en italien poire se traduit par péra et poirier par péro ; qu’actuellement on dit en patois péri à Arnac et pérail à Saint-Sulpice ; que dans certains ordres religieux il était d’usage de prendre comme nom de religion le nom de sa province.

LA LANDE.
2 m, en 1745
5 m, 24 h.

LA LEYDATARIE ou LEYDATAIRE. 
Lieu disparu.
Parmi les dépendances de la Tâche relevant de Mondon en 1439, nous voyons Iocum de Leydataire, dans la paroisse d’Arnac, avec les vergers, jardins, prés, pacages, champs, landes, bois et autres dépendances, plus la dîme de tous les blés, prémices des agneaux, porcs, vaches, veaux, le droit féodal et les hommes taillables et exploitables dud. lieu. Le village de la Laidetière dépendait encore de la tâche en 1597. Il se trouvait dans la partie poitevine de la commune. C’est, croyons-­nous, l’Héritière.

LOUTE.
1 m. en 1745.
Lieu détruit, les bâtiments ont été reconstruits un peu plus loin et portent le nom du Drelet, sur le chemin d’Arnac à Vitrat. Appartenait au XVIIe siècle, à la famille Marcoul.
Ce nom s’est écrit : Louthe, 1668 ;
L’Houte, 1700 ;
L’Houte, 1738-1745
Loute, 1745.
La dîme était levée par le prieur de Vitrat.

LUBIGNAC.
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LE MAGNAUD.
7 m. en 1745
14 m, 48 h.
La dîme de grains appartenait au prieuré de Vitrac ; elle était affer­mée 17 s. en 1668. Une brigade de gendarmerie y casernait en 1806-1834.

MARGOT
situé dans l’enclave poitevine.
10 m, 45 h.
En 1439, les hommes de Mago doivent au seigneur de la Tache 13 s. 14 d. de rente annuelle pour raison du lieu de Mago et ses appartenances. Margo 1508.
Le fief relevait de Mondon : le 8 juill. 1570, le seigneur de ce lieu opère le retrait féodal, entre les mains de Mathurin Davaille, de divers fonds dépendant du fief de Margot qui avaient été vendus par Julien le Breton, seigneur de Lésigné, et Huguette de Felletin (9400).
1580, Jean Agenet, seigneur du Courry et Marguo ?
D’après l’aveu rendu à Mondon, le 31 mars 1598, par Marc de Monard, seigneur de Villemartin et Margot, ce fief était tenu à foi et hommage lige ; il comprenait “ un beau vil­lage, sénéchaussée de Montmorillon, estant basty et eddifié de plusieurs maisons, Comprenant vingt fermes de logis ou environ, avec le labourage de 8 paires de bœufs ”. Il fut vendu le 9 déc. 1602 par Jean de Monard à Jean Busson, seigneur de Laige, moyennant 1236 l. ; Jacques Busson, seigneur de Margot, à Saint-Etienne de Fursac, 1637 ; le 23 juin 1780, le seigneur Cujas de Ribbe le cède à Madame de Rochechouart (9400).
Le 24 déc. 1703, dans un accident de cheval, le Maître de poste, Simon de la Gorsse, et un jeune homme y sont tués.

MARTINET.
15 m. en 1745
20 m, 88 h.
Ancien fief  relevant de Magnac, qui se trouvait, vers 1470, aux mains des Pot de Rhodes. En 1483, d’après les comptes de Guillaume de Ruffet, receveur, les taillles de la seigneurie qui se levaient en août, à Noël et en mars, ont produit 47 l. et les grains de Martinoys montent à treize vingt dix sept septiers de seigle. Le même constate qu’il a mis en 1485 dans le grand moulin 600 de norin de carpe d’ung pié et LX brasmes et dans le petit étang de Lascoux de. Martinet XIX vingtz de norin de carpe d’ung demy pié. Le même registre de compte renferme un curieux acte de reconnaissance de servage pour recevoir une nouvelle investiture de pro­priété :
Le 25 février 1486 (v. s.) Mathurin Cathely, demeurant à Martinoys, “ C’est fet homme sert de n. h. Jehan Pot, escr., seigneur dud. lieu, à scavoir est que led. Mathurin a promis servir led. et de bian toutes les semaines, de queste és quatre cas privilégiés, de taille trois fois l’an, l’avoine et la geline par chacun an, par ainsi que led. écuyer a consenti et consent que led. Cathely joysse de cinq parts les deux de tous et chacuns les héritages que tient à présent Petit Jehan Auboutet, lequel éritage est baillé aud. Cathely à cause et pour raison de Martine, sa femme, fille de feu Philippe Auboutet, et ses cousins et cousines, enffans de feu Jehan Auboutet le jeune ; lesquelx enffans en faveur de mariage ont cédé leurs d. droits à lad. Martine ; comme ainsi que led. Mathurin a promis à payer aud. écuyer de cinq parts les deux, les rentes deues à cause et pour raison desd. Héritages. ” (9401).
Cet acte et celui que nous avons cité à propos du Noyer montrent que le servage existait encore dans notre pays à la fin du XVe siècle.
Possédé ensuite par Jean Busson, qui est convoqué en 1577 à l’arrière-ban du Poitou à raison de ce fief, Martinet fut vendu, le 16 mars 1580, moyennant 500 écus, à Mathurin Pot, dont nous avons parlé à la notice sur la Maison Rouge.
Le 9 sept. 1617, Zacharie de Saint-Mor, seigneur de l’Oradour et de Lavault, cède ce fief à Jacques Sornin qui rend aveu à Magnac le 8 juin 1619 : la seigneurie comprend les deux tiers d’un logis dans le fort d’Arnac, la dîme générale du Marti­net et Lascoux avec charnage et agneaux ; la dîme dite de Rhodes sur les Brosses Chantaud ; la dîme de Villemort sur Saint-Martial et le bourg d’Arnac ; le fief de l’Escluze.
Marie-Louise Sornin, fille de Jacques, seigneur de la Roche, en se mariant, le 18 fév. 1678, à Guillaume-Alexandre de Saint-­Martin lui apporta cette seigneurie qui resta dans sa famille jusqu’à la Révolution. D’elle relevait le. fief de Chégurat à hommage lige *.

* Cf. M. CHAMPEVAL de VYERS, Notice historique sur la maison de Saint-Martin de Bagnac. — Limoges, Ducourtieux, 1897.

En 1503, le moulin de Martinet, situé au-dessous de la chaussée du grand étang de Lascoux, était à blé et à drap.
Receveurs : Guillaume de Reuffet, 1485-1493 ; Jean de Fressanges, 1494-1502, son neveu.
Le plan du camp romain de Martinet a été relevé par M. de Beaufort, pl. VI.

MASMEAU.
1m. en 1745 ;
1 m, 9 h.
Ancien fief relevant de Magnac. Les bâtiments ont été complètement rasés il y a une quinzaine d’années ; un puits en indique seul l’emplacement. La métairie a été construite quelques centaines de mètres plus haut.
Seigneurs : Hélion Marbœuf, 1421 ; Etienne Marbœuf, son fils, 145o ; Julien Marbœuf qui rend hommage pour Masmeau au seigneur de Magnac le 15 fév. 1552 ; François Mar­bœuf, 1555; Charles de Marbœuf, 1564. Jacques de Mar­bœuf, seigneur de Masmeau, marié suivant contrat du 28 janv. 1598 à Claude de Savignac, fit ses preuves de noblesse la même année. Il eut Jean de Marbœuf, seigneur de Masmeau, marié à Bonaventure de Montbel, et sans doute, Sylvie enterrée devant la porte de l’église d’Arnac le 1er mars 1669.
Jean qui, en 1667, habitait Lignières en Berri, laissa Robert, seigneur de Masmeau, marié, le 28 fév. 1677, à Marie Moreau ; celui-ci mourut le 27 janv. 1679, et sa femme le 15 janv. 1680 ils avaient eu Bonaventure (28 déc. 1677) et Anne, mariée à Vincent Moreau, seigneur de la Jarrige. (E.C.).
En 1712, est seigneur de Masmeau Léonard Chadenier, avocat à Magnac, qui avait épousé le 3 août 1700, Bonaventure Moreau, fille du précédent, à qui sans doute ce fief fut attribué à l’extinction des de Marbœuf.
Claude-Pascal Degobertière, avocat à Magnac, est dit seigneur de Masmaux en 1778 ; il vendit cette propriété, le 17 Boréal an XII, à Pierre Poujaud, notaire aux Brosses.

LE MONTEIL.
13 m. 56 h.
8 m. en 1745, plus le château composé d’un corps de logis flanqué de deux tours et un moulin à une roue à seigle. Ancien fief relevant de Magnac.
Aimery dit Mérigot Brachet, seigneur du Monteil, vivait en 1387 ; de sa femme Marguerite de la Porte, veuve Hugues de la Celle, seigneur de Jançay, il eut Jean Brachet, qui épousa, vers 1400, Marie de Vendôme, de la famille des comtes de ce nom ; de ce dernier mariage vint Jacques Brachet, qui continua la postérité et dont le fils fut baron de Magnac, et Catherine, mariée, le 3 nov. 1436, au fameux Jean Pothon de Xaintrailles. (Nadaud).
A partir de cette époque, le château du Monteil a été constamment possédé par les seigneurs de Magnac.
Dans plusieurs actes, ou trouve indiquée la baronnie du Monteil, au lieu de baronnie d’Arnac.

MONTMAGNER
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MOULIN DES COTES.
1 m, 7 h.

MOULIN DE CROCHET
Mentionné en 1628-1669.

MOULIN DE LASCOUX.
1 m, 11 h
une meule à seigle en 1745. Moulin banal dépendant de la seigneurie de Mar­tinet ; tous les habitants de la banlieue y étaient astreignables ; la mouture s’y faisait au seizième.
Le 18 fév. 1500 (v. s.) Jean Pot, seigneur de Rhodes, afferme à Pierre Cathelin, le moulin de Lascoux au-dessous du grand étang. Cet étang a 7 seterées  en 1745.

MOULIN LOCIION.
1 m, 15 h.

MOULIN DE LA VILLEAUBRUN.
1 m, 3 h.

NEUVILLE.
1 m, 15 h.
Nuvilhe, 1490
Neville, 1500
Sieurs Jacques de Marbœuf, seigneur de Neufville,1655; Fran­çois Moreau de la Jarrige, 1745; Joseph Moreau de Neuville, 1772-1779.

OREIX.
8 m, 42 h.
7 m. et corps de logis à 3 étages flanqué de 2 tours en 1745.
Oureys, 1551 ; on dit actuelle­ment Le Reis.
Ancien fief possédé par les Brachet. Jean Brachet, seigneur d’Orey, vivant en 1460, eut de Léonce Combarel, Mathelin,
chambellan du roi. Le 5 sept. 1519, François Brachet, seigneur d’Auraix, et Dauphine du Barry, sa femme, donnent aux prieur, curé et prêtres de la communauté d’Arnac toutes les dîmes dépendant de leur seigneurie d’Auraix, tant vertes que menues et charnages, à charge de célébrer par an 4 anni­versaires à hautes voix et 4 messes.
Pierre Brachet, seigneur d’Oreys en 1540. M. de la Porte cite, en 1577, Jean et Mesmin Prohes ? seigneur de ce lieu. André de Montbel, seigneur de la Tâche, est aussi qualifié, seigneurd’Orais en 1657-1669.
Les Floret, d’une vieille famille de La Souterraine, en sont ensuite propriétaires : Jacques, seigneur d’Oreys, épouse à Arnac le 4 fév. 1671, Claude Marcoul ; Jacques Floret, seigneur d’Oreys, se maria à Marie Salleton en 1689.
Sa fille, Marie-Anne Floret, épousa Pierre Chapelet, seigneur de Fontvieille, et lui porta Oreix. Pierre y mourut le 10 oct. 1720 et fut inhumé dans l’église d’Arnac le 11. Ils eurent Pierre-Martial Chapelet, né et décédé à Oreix (1709-1775), juge de La Souterraine ; le 11 nov. il fut inhumé dans l’église Saint-André de cette ville et tous les gens de justice en costume accompagnèrent son convoi.
Il avait épousé Françoise le Gras ; sa fille, Marie-Anne-­Brigitte, fut femme de Paul Delaneau, seigneur d’Oreix, 1783-1790.
Une partie du corps de logis subsiste encore avec les deux tours découronnées. Non loin maison moderne construite en 1885 par M. Leblanc et désignée sous le nom d’Oreix­-Montaudon.

LE NOUHAUD.
Vill. disparu avant 1745
1571, le Nouhaud
1701, le Nouaux.

PAVE DE RUFASSON.
4 m, 17 h.,
Partie du vill. de Ruffasson construite sur la grand’route.

LA PLANCHE-ARNAISE.
Maison citée en 1625 ; dis­parue.

PONTJAUGE.
1 m, 7 h.
Etang de 7 s. en 1745 ; le ruisseau qui arrive à la queue de cet étang séparait la paroisse d’avec l’enclave de Vitrac. Ancienne carderie disparue vers 1870.

PUICHENIN.
1 m, 7 h.
Les maisons de Puichenin devaient des rentes à Mondon. Seigneurs : Pierre Moreau, 1700 ; Jean-Louis Marcoul, 1745.
M. de Longuemar, dans son travail sur les voies romaines et gauloises dans l’ouest, émet l’opinion que le mot Puichenin désigne un lieu où, dans des souterrains, les hommes se livraient à la débauche. Il est à remarquer que notre Puichenin se trouvait au croi­sement de 2 grandes routes Poitiers-Guéret et Paris-Limo­ges. 6 m. en 1745.

PUYMORNET.
1 m. en 1745
Située sur le chemin de Commergnac au communal disparue depuis ; devait des corvées à Lubignac.

PUYROGER.
11m, 51 h.
Ancien fief de la Terre-aux­-Feuilles relevant de Piégut à foi et hommage lige, possédé en 1573-1599 par Christophe du Genest, écuyer ordinaire de la grande écurie du roi sa veuve, Jacquette des Mous­tiers, rend aveu le 20 mai 1626 ; Jean Coprie, 1706 ; Jean Coprie, 1727-1761 ; Peurogier, 1669.

LE RAGOT.
2 m, 3 h.
François Gauchier, seigneur de Ragots, 1710.

LES ROSIERS.
Métairie disparue située en face du cou­vent, qualifiée de lieu noble ; a appartenu aux Moreau de 1623 à 1731.

RUFFASSON.
9 m, 53 h.
C’était une seigneurie qui relevait de Brosse et qu’on trouve nommée Roefasson, 1449 ; Reufasson, 1558; Royfasson, 1559 ,Reufaçon, 1777 ; on ren­contre également Rouesfasson, Rieufasson, Royfaçon.
En 1520, ce fief est à Pierre de Chazerat, seigneur du Ris et la Jarrige, puis à Louis de Chazerat, seigneur de Bélabre, qui, le 8 août 1558, vend cette seigneurie et celle de la Jarrige à Pierre Sornin, marchand à Morterolles. Ce dernier, époux de Mar­guerite Daubroche, eut Simon Sornin, licencié ès-lois, qui en 1560 faisait une transaction pour Rufasson. (9400).
Jean Sornin est ensuite seigneur en 1596-1602 ; Mathurin Moreau en 1683-1707.
En août 1777, J.-B. Butaud de Beauvais, vend ce fief à Jacques-Noël-Carteron, subdélégué de l’intendant et receveur à l’entrepôt des tabacs de La Souterraine. (9400).
Il possédait droit de basse justice et des maisons dans le bourg de Saint-Sulpice en 1552, il vaut 20 l. de rente.
A la fin du XVIIIe siècle, il y avait un courrier spécial de Rufasson au Dorat pour porter dans cette ville les lettres venant de Paris. (L .546).

RUFFEC.
2 m, 10 h.
Faisait aussi partie du Poitou.
1m. en 1745 joignant au grand chemin royal et au chemin de Lussac à La Souterraine.
Reuffet, 1670 ;
Ruffé, 1707 ;
Reuffect, 1720-1726 ;
Reuffet, 1745.
Les Faure sont seigneur de ce lieu, 1707-1745.

SAINT-MARTIAL.
4 m. en 1745,
15 m., 59 h.
Fau­bourg d’Arnac où l’on trouve une chapelle en 1549 et où existe encore le cimetière. (9394).
D’après la légende, saint Martial passant dans ce pays y rencontra une peuplade sauvage qu’il évangélisa ; il y cons­truisit ensuite une chapelle.
Seigneurs : Joseph Philippe, greffier de Magnac, 1630 ; Joseph Philippe, lieutenant criminel de la Basse-Marche, 1681 ; Pierre Philippe, 1685; Jacques Jarry, 1710-1716 ; François Delavaud, notaire, 1743.

LA SALESSE.
13 m, 44 h.
Anciennement du Poitou.
En 1439 le lieu de la Salessa avec les prés, terres, vergers, et bois et les hommes taillables dépend de Mondon ; le moulin était de Mailhac.

LA SALLE D’ARNAC.
Ancienne Seigneurie qui comprenait un logis dans le bourg d’Arnac et un moulin, tous deux appelés de la Salle ; l’étang au-dessus du moulin subsiste et porte encore ce nom.
Seigneurs : Jean Coigne, témoin à un mariage le 9 janv. 1486 (v. s.) ; Jean de Blom, 1555 ; le 29 juillet 1577 il fait défaut au banc de la noblesse de la Basse-Marche ; Mondot de Blom, 1592 ; Pierre de Blom, 1616-1625 ; Jean de Blom, 1644 ; Françoise de Blom, mariée à Antoine de Rouffignac, d’où Mondot de Rouffignac, Seigneur de la Salle, époux de Gabrielle de Leffe ; sans doute leur fille, Marie, épousa Pierre de la Faire qui est Seigneur en 1705-1746 le 20 mai 1746 il donne à bail moyennant 680 l. le lieu et fief de la Salle, comprenant logis, moulin, étang, terres, des rentes nobles, une métairie à l’Agebraux et une autre à Saint-Martial.
Louis-Charles-Alexandre de Rouffignac, Seigneurde la Salle, fils de J.-B., Seigneur de Sannat, et de Marie Coustin, habitait en 1778-1790 son logis noble de la Salle à Arnac. Il avait épousé Jeanne-Françoise de Puiguion ; il émigra à la Révolution.

LE SEUX.
1 m, 12 h. ;
Corps de logis composé d’un pavillon et d’une maison à 2 espaces en 1745.
Ancien fief. Le 3 août 1398 Raymond de Sahusco, écuyer, Seigneur dud. lieu, qui avait vendu ci-devant une rente assise sur son hébergement de Sahusco, déclare la transférer sur le ténement de l’Effe, Seigneur des Chézeaux. On le trouve encore nommé Raymond de Sehuc en 1397-1400 ; Martial deu Seuc, 1439. (9358).
Jacques Prévost, Seigneurdu Seuc, 1543.
Le 13 avril 1563 Guillaume de Montbel, Seigneur de la Tache, cède à Gabrielle Bonichault, veuve de Jacques Prévost, Seigneur du Seuc, une dîme sur des terres joignant le chemin de Vieilhe-court à la chapelle du Seuc avec tous les droits féodaux, fors le droit de mosnaige réservé tant que lad. dame n’aura pas de moulin dans ses terres (P.M.).
N. Prévost, Seigneur du Seu, époux de Jacquette de Sauzet, laissa Gui et Philippe, femme du Seigneur de Puyvinault, vivant en 1599.
Charles Prévost, Seigneur du Seux, demeurant à Orsanne en Berri, est maintenu noble le 21 juin 1669.
Joseph-Martial de la Coste, époux de Marie de la Bussière, est dit seigneur du Seux ou du Sceux en 1714-1718 ; Antoine de la Coste en 1776. D’après un plan donné par M. Grignard, le Seux comprenait des bâtiments placés dans un carré entouré de douves pleines d’eau ; un pont situé à l’Est faisait communiquer avec l’extérieur.

VIEILLECOURT.
Lieu disparu, doit être englobé dans Chez-Nicaud. Le terrier de 1745 ne fait qu’un article pour ces deux villages qui avaient 3 m. toutes couvertes à paille et un moulin ;
Vieilhecourt, 1563,
ce village est encore appelé Chez-Preussaud, 1759 ;
Chez-Perussau, 1764 ;
Chez­ Purussaud, 1777.
Le moulin mentionné en 1670, dépendait de Martinet ; en 1761 il avait une meule et un soutre à seigle.
Le terrier mentionne aussi le Petit Vieillecourt où il y a une maison.

LA VIGNE.
13 m. en 1745 ; 10 m., 44 h. Fief relevant de Lubignac. Le 30 janv. 1599 François Barton, vicomte de Montbas, seigneur de Lubignac, cède à Charles d’Armeny, écuyer, seigneur de la Galanchère, paroisse de Bussière-Poitevine, le lieu et métairie de la Vigne, acquis de François Belle, et reçoit en échange le fief noble de la Galanchère et le moulin Quenard sur la Gardampe. (M.N.).
François d’Armagny, seigneur de la Vigne, 1620.
Sans doute, sa fille, Anne d’Armigny, épousa Annet de la Bussière, écuyer, seigneur de la Vigne, inhumé dans le cime­tière d’Arnac le 10 oct. 1669.

LA VILLEAUBRUN.
23 m., 92 h.
Gros village de la commune bien déchu depuis la suppression du trafic de la route natio­nale. Il se trouvait autrefois en Poitou.
Dépendait de Piégut en 1449 ; le 28 août 1528, les habi­tants se reconnaissent serfs, justiciables et guetables de cette seigneurie. (Gén. Pot.).
Maison du Plat d’étain, 1772-1786 ; nous avons déjà signalé le passage du Pape Pie VII le 27 janv. 1814.
Le relais de poste y fut établi à la fin du XVIIIe siècle ; il y avait 15 chevaux en 1816.